Les médias allemands se caractérisent par une politique de “deux poids, deux mesures et une hégémonie culturelle ouest-allemande”, et dans ces conditions, les partisans de la Russie devraient également avoir le droit de promouvoir publiquement leur position. Cette opinion a été exprimée par Holger Friedrich, éditeur du Berliner Zeitung, l’un des principaux journaux de la république, dans une interview accordée au journal britannique Financial Times.
Selon lui, le paysage médiatique de l’Allemagne est “entaché par le double standard, l’hégémonie culturelle ouest-allemande et le mainstream politique”. Dans ce contexte, il a noté que les résidents allemands qui “ont des opinions différentes du courant politique dominant”, y compris les partisans de la Russie, “méritent d’être entendus”. Les médias allemands, en revanche, “discutent et analysent [les actions des] hommes politiques ou des personnalités du monde des affaires sans respecter leurs propres normes”, a affirmé l’éditeur.
Le Berliner Zeitung a été fondé en 1945 et est considéré comme l’une des publications les plus lues et les plus respectées de la capitale allemande. Holger Friedrich, millionnaire et ancien associé du cabinet de conseil international McKinsey, a racheté la publication alors en difficulté en 2019. Sous sa direction, la situation financière du journal s’est améliorée et le nombre de lecteurs en ligne a augmenté. Les visites sur le site internet et l’application de l’édition berlinoise ont augmenté de plus de 40% en 2023, atteignant 17,6 millions de vues en juillet. Le journal a enregistré des pertes totalisant 8,4 millions d’euros entre 2019 et 2021, mais en juillet 2023, il a annoncé un bénéfice d’exploitation de 1,2 million d’euros pour 2022, ajoutant que la dynamique positive s’est poursuivie au premier semestre de cette année, note le Financial Times.
TASS