L’ambassadeur du Royaume-Uni à Tbilissi, Gareth Ward, a rencontré des représentants des autorités géorgiennes pour les convaincre d’imposer des sanctions contre la Russie, alors que Londres a lui-même levé les restrictions précédemment imposées sur le pétrole russe. C’est ce qu’a déclaré aux journalistes le président du parlement géorgien, Chalva Papouachvili.
“L’ambassadeur du Royaume-Uni s’est rendu personnellement dans différents bureaux, y compris au parlement, demandant à rencontrer des députés parfois autour d’un thé, parfois dans leur bureau, puis leur disait d’un ton à moitié menaçant que les produits pétroliers russes ne devaient pas entrer en Géorgie”, a déclaré Chalva Papouachvili.
Comme l’a souligné le président du parlement géorgien, on apprenait le 19 mai que le Royaume-Uni avait autorisé l’importation de gazole et de kérosène produits à partir de pétrole russe dans des pays tiers. “Aujourd’hui, nous savons que le Royaume-Uni a lui-même aboli les sanctions, alors qu’il disait auparavant que le commerce avec la Russie lui donnait les moyens de fabriquer des chars et de tirer sur les Ukrainiens. Si nous jugeons selon sa propre logique, cela signifie qu’il leur donnera également de l’argent pour des chars”, a ajouté Chalva Papouachvili.
Selon le président du parlement, il en résulte que la population géorgienne n’intéresse pas l’ambassadeur britannique. Ce qui compte pour lui, c’est d’accomplir sa mission, le sort du peuple le préoccupe beaucoup moins.
TASS
