Londres enquête sur 37 entreprises soupçonnées d’avoir violé les sanctions antirusses

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Le gouvernement britannique enquête au sujet de 37 entreprises soupçonnées d’avoir violé les sanctions antirusses, fait savoir la BBC.

Les restrictions qui ont été introduites contre Moscou interdisent aux entreprises britanniques de contribuer au transport du pétrole russe vendu à plus de 60 dollars le baril. Le Trésor a ouvert des enquêtes concernant 52 sociétés en décembre 2022, affirme le média. En août dernier, l’instruction était terminée pour quinze d’entre elles, mais aucune mesure contre ces sociétés n’a été annoncée officiellement. Les enquêtes se poursuivent sur les 37 cas restants. Le ministère des Finances a annoncé qu’il prendrait des mesures si nécessaire, tout en relevant la complexité des dossiers.

Le Royaume-Uni a précédemment élargi ses sanctions contre la Russie, ajoutant à sa liste noire dix autres navires russes. Le document du ministère des Finances affirme qu’ils transportent du pétrole et ses dérivés d’origine russe vers des pays tiers. Les pétroliers se voient interdire l’accès aux ports britanniques et ils risquent d’être rayés du registre maritime du pays. Les capitaines et pilotes pourraient recevoir l’ordre d’arraisonner ces navires.

L’Union européenne a décrété le 24 juin des sanctions contre 27 navires qui, selon Bruxelles, transportent entre autres du brut et des produits pétroliers russes. La liste comprend également les navires marchands qui, comme l’affirme l’UE, acheminent du matériel militaire pour la Russie et soutiennent le développement de son secteur énergétique en livrant ou transbordant des composants de gaz naturel liquéfié (GNL).

Ces navires sont interdits d’accès aux ports de l’UE et les entreprises européennes ne peuvent ni les assurer ni leurs accorder de services. Ces limitations constituent de fait un nouveau mécanisme de sanctions de l’UE contre les transporteurs maritimes opérant en Russie ou avec la Russie.

TASS