La Suisse a élargi la liste de sanctions à l’encontre de la Russie

Viola Amherd

La Suisse a ajouté 61 entreprises à sa liste de sanctions dans le cadre du 14e train de mesures restrictives unilatérales de l’UE à l’encontre de la Russie. C’est ce qu’a rapporté le Conseil fédéral suisse.

“La décision du Conseil fédéral durcit encore les restrictions à l’exportation de biens destinés au renforcement des capacités industrielles, militaires et technologiques de la Russie. De plus, 61 nouvelles entités sont ajoutées à la liste des entités soumises à des restrictions plus strictes à l’exportation”, est-il indiqué dans un communiqué.

“Environ la moitié d’entre elles se trouvent dans des pays tiers et sont liées au complexe militaire de la Russie”, a expliqué le Conseil fédéral suisse. Le 31 janvier 2024, le Conseil fédéral avait déjà imposé une interdiction de réexportation de certains “biens critiques”. Aujourd’hui, des règles similaires ont été introduites pour le transfert des droits de propriété intellectuelle “afin d’empêcher que le savoir-faire industriel transmis à des pays tiers ne serve à la fabrication de tels biens critiques dans le but d’être utilisés en Russie”.

Selon le texte, les sanctions dans le domaine financier sont également durcies. En particulier, il est désormais interdit aux banques d’utiliser certains services de messagerie financière spécialisés (solutions en lieu et place du Swift). Le Conseil fédéral a adopté un certain nombre de mesures concernant le gaz naturel liquéfié (GNL). Il est désormais interdit d’investir dans des projets liés au GNL en Russie ou de fournir des biens nécessaires à ces projets.

“Dans le but de limiter l’influence de la Russie sur les processus démocratiques de la Suisse, le Conseil fédéral a par ailleurs décidé d’interdire aux partis politiques, aux organisations non gouvernementales et aux fournisseurs de services de médias d’accepter des dons provenant du gouvernement russe. Comme dans l’UE, des exceptions sont notamment prévues pour faire valoir le droit à la liberté d’opinion, d’information ou des médias”, a résumé le Conseil fédéral suisse.

TASS