Washington a exclu Lukoil International GmbH des sanctions antirusses jusqu’au 22 août

Lukoil

L’administration américaine a prolongé jusqu’au 22 août l’exemption de ses sanctions autorisant la vente de la société Lukoil International GmbH (LIG). C’est ce qu’indique le texte de la licence générale 131H, publiée par le Bureau du contrôle des actifs étrangers (OFAC) du Trésor américain.

Le document précise que ces transactions sont “autorisées jusqu’à 12h01, heure de la côte Est des États-Unis [UTC-4], le 22 août 2026”. Il est toutefois souligné que cette licence générale n’autorise pas “le transfert de fonds à toute personne ou vers tout compte en Fédération de Russie”. La licence s’applique également aux sociétés dans lesquelles LIG détient une participation de 50% ou plus, précise le Trésor américain.

Celui-ci a également publié des informations sur la nouvelle licence, indiquant qu’elle “n’autorise pas les transactions directement liées à la vente” de LIG et de ses actifs. La réalisation de tels contrats nécessite une “autorisation distincte” du Trésor américain. Washington entend en outre “obtenir la rupture complète des liens de LIG avec Lukoil, ainsi que le blocage de tout fonds revenant à Lukoil jusqu’à la levée des sanctions américaines contre celle-ci, en exigeant le dépôt de ces actifs sur un compte situé sous juridiction américaine”.

En octobre dernier, le Trésor américain avait inclus Lukoil et Rosneft, ainsi que 34 de leurs filiales, dans le nouveau paquet de sanctions américaines.

Le président russe Vladimir Poutine avait alors souligné que ces nouvelles restrictions américaines n’auraient pas d’impact significatif sur la “santé économique” du pays. Il avait également indiqué que ces sanctions constituaient un acte inamical envers Moscou et que cette démarche “n’était pas de nature à renforcer les relations russo-américaines, qui venaient tout juste de commencer à se rétablir”. Par de telles actions, l’administration américaine ne fait que nuire aux relations russo-américaines, avait constaté le chef de l’État.

Le représentant spécial du président pour la coopération économique et d’investissement avec les pays étrangers, Kirill Dmitriev, avait pour sa part prévenu que ces sanctions “n’affecteraient en rien l’économie russe” et qu’elles “entraîneraient simplement une hausse des prix à la pompe aux États-Unis, car les prix sur les marchés pétroliers ont déjà augmenté et continueront de le faire”.

TASS